Pieter de Poortere est un illustrateur et scénariste belge de bandes dessinées. Il a suivi une formation d’illustration à l’école Sint-Lucas Hogeschool de Gand et a fait ses débuts avec des dessins humoristiques pour le magazine Humo. Il a ensuite continué avec sa célèbre série Dickie (Boerke en néerlandais), puis des illustrations pour les revues Knack, Le Monde, Humo, Fluide Glacial et d’autre magazines de bandes dessinées. Il se spécialise dans la bande dessinées sans texte, associant l’humour noir et un style de dessin très coloré et naïf. Il a remporté plusieurs prix et a figuré dans la sélection du Festival d’Angoulême.
C’est avec Dickie que Pieter de Poortere s’est fait connaître dans le monde de la BD. Mais qui est Dickie ? Dickie est un agriculteur moustachu, tout rond et à tête de Légo, un anti-héros dont tous les actes se retournent toujours contre lui, pour le plus grand bonheur du lecteur.
Pieter de Poortere a également décliné une autre aventure de Dickie : Le fils d’Hitler. En 1944, Hitler, en mal de descendance, découvre que le seul fils naturel qu’il ait eu est Dickie… Recherché par le Furher qui sent sa chute venir, et par les Alliés qui veulent l’éliminer, la vie du pauvre Dickie se complique peu à peu.
Simon – Bibliothécaire
Références :
Pieter de Poortere. Dickie. Plusieurs éditeurs, 2002-2011
Vous trouverez cette série dans la bédéthèque de la bibliothèque Mille et une pages à la cote 84-93 DEP.
Dans le 5e volet de la série, Erica trouve dans le grenier de la maison de ses parents une médaille nazie ainsi qu’un journal intime ayant appartenu à sa mère, Elsy, aujourd’hui décédée. Elle remet la médaille à un vieux professeur retraité, Erick Franckel, spécialiste de la seconde guerre mondiale, afin qu’il puisse lui en dire plus sur les raisons qu’aurait eues sa mère de conserver cet objet.
Quelques temps plus tard, le vieux professeur est retrouvé assassiné chez lui.
Erica et Patrick, son policier de mari, vont enquêter en parallèle et finiront par mettre à jour un secret de famille jalousement gardé par tous les protagonistes de ce roman.
L’enfant allemand, de Camilla Läckberg, fait partie de la série « Erica Falck et Patrik Hedström » :
Rencontre avec Camilla Läckberg en 2010 dans laquelle elle explique son secret pour toujours captiver l’attention de ses lecteurs :
Anne-Louise – Bibliothécaire
Références :
Camilla Läckberg. L’enfant allemand. Arles : Actes Sud, 2011
Vous trouverez ce roman dans les bibliothèques de Schaerbeek à la cote 84-3 LAC.
Ce livre est un recueil de citations comiques et attendrissantes d’enfants à propos de leur mère ;ils évoquent avec tendresse, humour, naïveté et lucidité leur relation avec leur mère et leur famille. Un cadeau idéal pour la fête des mères.
Comme un enfant l’exprime (Adrien, 6 ans), « la fête des mères, c’est d’abord la fête des enfants parce que sans les enfants, il y aurait pas de mamans et du coup elles auraient pas leur fête ! »
Intéressés par des romans historiques qui allient aventure et gastronomie ? Nous vous conseillons les livres de Michèle Barrière. Cette dernière est une historienne française qui s’intéresse depuis toujours à l’histoire culinaire. Elle a d’ailleurs créé avec d’autres historiens « De Honesta Voluptae », une association qui prône l’enseignement de cette discipline à l’Université. Elle est également membre du mouvement international « Slow Food » qui cherche à allier gastronomie et respect de l’environnement. C’est sa carrière de journaliste culinaire et d’écrivain qui l’ont fait connaître du grand public.
Ses romans, six à ce jour, nous entraînent dans l’Europe (la France essentiellement) du Moyen Âge d’une part avec Souper mortel aux étuves et des Temps modernes d’autre part avec ses autres livres : Meurtres à la pomme d’or, Meurtres au potager du Roy, Natures mortes au Vatican, Les soupers assassins du Régent et Meurtres au café de l’arbre sec.
Le lecteur suit ainsi les péripéties de la famille Savoisy sur plusieurs générations. Cependant, ces livres peuvent se lire de manière indépendante. Ils sont tous agrémentés d’un carnet de recettes d’époque. Vous pourrez par exemple tenter de réaliser de l’Hypocras (vin aux épices), de la crème de haricots aux figues, du canard à l’arabesque, des huitres au beurre d’orange…
Michèle Barrière parle de son roman Nature morte au Vatican :
Sophie – Bibliothécaire
Références :
Vous trouverez tous les romans de Michèle Barrière à la bibliothèque Sésame à la cote 84-3 BAR.
La traduction attendue du premier tome de « Kamui Den » permet aux francophones d’accéder à ce manga culte publié au Japon de 1964 à 1971.
Sanpei Shirato, mangaka né en 1932. Dans les années 60, imprégné des idées des milieux intellectuels de gauche, il se sert de son œuvre pour dénoncer les inégalités sociales connues par le Japon de l’époque. Bien que transposé à l’époque d’Edo (1603-1868), « Kamui Den » est une critique sociale de son temps. Élément phare du « gekiga » (manga pour adulte avec plus de réalisme narratif et graphique), co-fondateur du magazine « Garo » dans lequel paraît ce récit, l’auteur reste un incontournable pour appréhender et comprendre le manga actuel.
Kamui, fils de paria (classe des non-humains), voué à un destin de misère entre en résistance contre l’ordre établi et devient ninja (guerrier de l’ombre).
Shôsuke, fils de domestique (classe des gens inférieurs) n’est guère plus nanti mais aspire à devenir un paysan indépendant.
Ryûnoshin, fils de haut fonctionnaire bénéficie d’un statut privilégié fragile.
Les destins de ces trois jeunes gens se croisent et se heurtent au système politique féodal où le pouvoir en place divise les castes pour mieux régner.
Les notes explicatives de l’auteur sur les caractéristiques de cette époque historique du Japon font également de ce manga un bel outil didactique.
Stéphanie – Bibliothécaire
Références :
Sanpei Shirato. Kamui Den. Bruxelles : Kana, 2010
Récit attachant des rencontres, mésaventures, éblouissements et réflexions de l’auteure, journaliste par ailleurs, sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Qu’elle soit spirituelle, religieuse, culturelle ou même sportive, la quête de chaque pèlerin conduit vers l’ouverture aux autres et l’inattendu au détour des chemins, une déconnexion réparatrice d’avec le quotidien et plus profondément vers des retrouvailles intimes avec soi. Mode ou besoin authentique, reste cette belle image des bâtons de pèlerins qui à chaque pas, pointés dans le sol, contribuent à faire tourner la Terre…
À cette version sage et classique, certains préfèreront peut-être l’approche franchement plus coquine, voire carrément érotique d’Étienne Liebig, Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle (Éd. La Musardine), où l’auteur, athée très en verve, s’emploie à conquérir différents types de pèlerines plutôt cathos…
À découvrir sur le même thème : Saint-Jacques… La Mecque, joli film (2005) de Coline Serrault, qui aplanit avec finesse et légèreté les différences entre les êtres, les cultures et les religions…
Pour terminer, voici un extrait de l’émission de Franz-Olivier Giesbert (« Vous aurez le dernier mot ») avec Alix de Saint-André qui présente son livre et son pèlerinage :
Véronique – Bibliothécaire
Références :
Alix de Saint-André. En avant, route !. Paris : Gallimard, 2010
Vous trouverez ce roman à la bibliothèque Sésame à la cote 84-3 ST AND.