Coin des curieux : Du vrai, du vrai, du vrai ! La vraie vie ou le roman réaliste pour ado

Le roman réaliste décrit la vie telle qu’elle est, ou du moins telle que l’auteur la perçoit sans chercher à l’idéaliser ou à la fantasmer. Pas de super-héros, pas de magie et pas de machines supra-intelligentes. Ici c’est le quotidien, c’est monsieur tout le monde, c’est vous, c’est nous. Miroir de la vie, reflet de la société, découvrez notre sélection de romans réalistes pour adolescents

 

“Le grand saut” de Florence Hinckel – Nathan – 2016 (dès 15 ans)

Iris, Paul, Rébecca, Marion, Alex et Sam sont amis depuis la sixième. Aujourd’hui, ils entrent en Terminale, cette dernière année tant attendue, tant redoutée. Enfin la libération ? Une chose est sûre, bien que le soleil baigne leur petite ville de La Ciotat, chacun sent que l’orage gronde. Les sentiments depuis trop longtemps inavoués de certains, les relations familiales bancales des autres, la pression de l’avenir. Tout devient insupportable.
Une bande d’amis, la dernière année avant que chacun suive son propre chemin… Oui mais lequel? Un récit qui explore de façon actuelle le conflit qui peut exister entre l’individu et le groupe. Un vrai coup de coeur!

 

 

 

“A la place du coeur” d’Arnaud Catherine – Robert Laffont – 2016 (dès 15 ans )
Six jours dans la vie de Caumes qui vit son premier amour. Six jours de janvier 2015 où la France bascule dans l’effroi. Ce soir, Caumes a 17 ans…
À la place du coeur, c’est ça : une semaine, jour après jour, et quasiment heure par heure, à vivre une passion sauvageonne et exaltante ; mais une semaine également rivée sur les écrans à tenter de mesurer l’horreur à l’œuvre. Comment respirer à fond le parfum de la fille qu’on aime et comprendre, dans le même temps, que le monde qui nous attend est à terre ?
Catherine Arnaud nous emporte avec une écriture vive, parfois crue mais efficace dans la tête de Caumes qui vit 6 jours d’amour mais aussi de haine, de beauté et d’horreur. Quelle place accorder à l’espoir?

 

 

 

“Afterworlds” de Scott Westerfeld – Pocket – 2015 (dès 15 ans)
Darcy Parel, 18 ans, a mis l’université et le reste de sa vie entre parenthèses pour signer un contrat avec un agent littéraire new-yorkais et publier son premier roman, Afterworlds. À son arrivée à New-York, sans appartement ni amis, elle tombe sur d’autres jeunes auteurs, comme elle, qui la prennent sous leur aile…Un chapitre sur deux, Darcy écrit son roman : un thriller mettant en scène Lizzie, une ado qui, échappant à une attaque terroriste de justesse, sombre dans l’Afterworlds, un lieu entre la vie et la mort…
L’auteur nous plonge ici dans un double roman : la vie de Darcy à New York et l’histoire de Lizzie dans l’Afterworlds. Le tout donnant un récit étonnant qu’on a du mal à lâcher!

 

 

 

“Highline” de Charlotte Erlih – Actes sud – 2015 (dès 13 ans)
Ils ont tiré à pile ou face : ce sera lui. Une sangle tendue entre deux tours, en dessous le vide et l’horizon qui s’étend sous ses yeux au petit jour, infini, magnifique. A cette hauteur, la vie est étourdissante et légère. Pourquoi rester au sol ? Flirter avec le vide, avec l’adrénaline, maîtriser la peur de la chute, c’est le défi qu’il s’est lancé. La traversée s’engage, les cinq minutes les plus longues et les plus folles de sa vie. Les pensées affluent, la vie défile et les souvenirs s’entrechoquent.
Un texte funambule sur le goût du risque et le besoin indomptable de liberté.

 

 

 

 

 

“Blue gold” d’Elizabeth Stewart – Bayard – 2017 (dès 13 ans)
Ils ne se connaissent pas mais ont un point commun: le portable. Trois pays, trois cultures, trois univers. Fiona, Laiping et Sylvie sont adolescentes. L’une est canadienne, l’autre est chinoise, et la dernière congolaise. Elles ne se sont jamais vues et ne se verront pas jamais. Pourtant, leurs histoires sont liées par le plus banal des objets, le portable.
Trois réalités très différentes, trois injustices émouvantes où le courage et la force seront nécessaires pour continuer d’avancer.

 

 

 

 

“Uppercut” d’Ahmed Kalouaz – Rouergue – 2017 (dès 13 ans)
Placé dans un internat pour garçons difficiles, Erwan est envoyé en stage dans un centre équestre, après une fugue. Ce garçon métis, né d’un père sénégalais et d’une mère bretonne, est habitué à se battre, à la moindre remarque sur sa couleur de peau. Et il rêve de devenir boxeur. Face à Gilbert, le directeur du centre, qui lance des blagues racistes sans même s’en rendre compte, il va devoir apprendre à ne plus réagir au quart de tour. Un beau portrait d’adolescent à la dérive trouvant enfin à canaliser sa violence.
Une histoire touchante qui prend aux tripes et qui nous montre encore une fois combien la parole et les idées reçues peuvent être blessante.

 

 

 

Découvrez également 

“Sauveur et fils” de Marie-Aude Murail – Ecole des loisirs – 2016 (dès 13 ans),
“Ma dernière chance s’appelle billy D.” d’Erin Lange – Ecole des loisirs – 2017 (dès 13 ans),
“Jimi X” de Louis Atangana – Rouergue – 2015 (roman biographique sur Jimi Hendrix – 13 ans),
“J’ai avalé un arc en ciel” d’Erwan Ji – Nathan – 2017 (dès 15 ans)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.