COIN DES CURIEUX : le vivre ensemble s’expose et se livre

Du 14 janvier au 27 février 2020, la bibliothèque 1001 Pages accueille une exposition photos réalisée par des jeunes du Cedas (Centre de Développement et d’Animation Schaerbeekois) sur le thème du bien vivre ensemble et de ses enjeux.
Ce projet, intitulé « Les identités partagées », capture « des instants magiques de la rencontre avec l’autre, l’inconnu, le différent ».
Un travail remarquable et essentiel que les bibliothèques vous proposent d’approfondir avec une sélection d’ouvrages disponibles dans nos rayons.

 

 

“Contre les racines” de Maurizio Bettini – Flammarion (2017)
Dans ce livre, le philologue et anthropologue Maurizio Bettini démontent, à l’aide d’exemples historiques passionnants, le concept de « Racines ». Il tord le cou à une certaine vision de la culture et de l’histoire. Une vision, selon lui, dangereuse qui, au lieu de rassembler, s’accroche sans cesse au passé et dresse  des murs.
En s’étonnant lui-même de ne plus reconnaître sa ville natale, Maurizio Bettini nous invite à une déambulation pleine de sensibilité dans la mémoire privée et collective. Sa réflexion, apaisée et érudite, opère un paradoxal retour aux racines – de Donald Trump à Romulus, en passant par Hérodote et la «cuisine traditionnelle» – pour mieux constater que les valeurs d’authenticité et de pureté que nous leur prêtons n’existent pas.
L’enjeu est de taille : il engage notre capacité à accueillir et à cohabiter avec d’autres cultures. Écartant une conception étroite de l’identité culturelle, Contre les racines nous rappelle que les cultures sont changeantes et que les traditions se choisissent. (Flammarion)

 

 

“Classer, dominer : qui sont les autres ?” de Christine Delphy – La Fabrique (2008)
L’idéologie dominante nous enjoint de tolérer l’Autre. Il est question dans ce livre de groupes opprimés et stigmatisés, les femmes, les homos, les Arabes, les Noirs… Leurs modes d’oppression ont un point commun: leur statut inférieur s’explique par leur altérité. S’ils sont là où ils sont c’est parce qu’ils sont différents. L’injonction humaniste à les tolérer émane des Uns, ceux qui ont le pouvoir de nommer, de classer, d’envoyer des groupes entiers dans une catégorie idéologique et matérielle, celle qui englobe tous les Autres. L’opprimé n’est tolérable que s’il sait se montrer discret. Parité, combats des féministes et des homosexuels, loi sur le voile…: autant de marqueurs de la domination, que ce livre décrypte à rebrousse-poil des interprétations convenues.

 

 

 

“Affaires d’identité ? Identités à faire ! : travail social et « vivre ensemble » : expériences bruxelloises (commune de Schaerbeek)” d’Ural Manço – L’Harmattan (2012)
Qui es-tu ? La réponse à cette question est difficile à formuler pour tous et encore plus dans les quartiers dont parle ce livre. En milieu populaire, la double appartenance des jeunes issus de l’immigration est souvent vécue comme une « non-appartenance » double, handicapante et déstabilisante. Ces jeunes se vivent comme assis entre deux chaises, car la société environnante rappelle tous les jours leur différence et la crainte qu’ils peuvent inspirer aux membres de la majorité autochtone.
Ce livre relate une recherche-action qui fut menée durant trois années à Schaerbeek, par une centaine de professionnels de la cohésion sociale et du travail social interculturel. L’objectif de cette réflexion était de rénover les grilles d’analyse de la réalité sociale contemporaine, de discuter les modes d’action et d’identifier les problèmes qui entravent la qualité et les finalités de leur travail.

 

 

“La tolérance expliquée à tous” de Roger-Pol Droit – Seuil (2016)
Avec un style moins soutenu et surtout accessible aux plus jeunes, « La tolérance expliquée à tous » fait le tour de tout ce que cette notion, souvent utilisée à l’excès, englobe et de son importance pour le bien vivre ensemble. Histoire, philosophie, étymologie… un livre concis et complet pour vous mener à une vraie pratique de la tolérance.

 

 

 

 

“Petite graine de citoyen belge : bien vivre ensemble” de Sabine Elissée – Auzou (2017)
Une présentation des principales notions de citoyenneté en Belgique à travers une bande dessinée et des questions-réponses.

 

 

 

 

“ Ami! Ami?” de Chris Raschka – La joie de lire (1998)
Une succession de séquences, à la manière d un dessin animé qui exprime l’amitié et la fraternité au-delà de toutes les différences. Des dessins efficaces aux couleurs franches et aux traits simples illustrent cette histoire inhabituelle en 39 mots.

 

 

 

 

« Neige » de Grégoire Solotareff et Olga Lecaye – Ecole des loisirs (2008)
« Il y avait une fois un loup blanc… » Blanc comme la neige, blanc comme un mouton, blanc comme du pain blanc, mais les loups, eux, sont bruns ou gris. Pas blancs. Abandonné par sa famille, sans même avoir un nom à lui, le loup blanc commence sa longue marche dans les bois. Jusqu’au jour où il rencontre un loup noir, lui aussi différent des autres loups. De ces deux différences peut naître, au prix d’une attente patiente, une belle amitié et… un prénom.

 

 

 

“Petit Cube chez les Tout Ronds” de Christian Merveille – Mijade (2000)
Au pays des Tout Ronds‚ tout le monde est rond. Mais un jour naît un petit cube… Tendrement chéri par ses parents‚ Petit Cube n’est pourtant pas très heureux: à cause de sa forme‚ il ne peut pas rouler‚ et les enfants Tout Rond le tiennent à l’écart de leurs jeux. Quand ils décident de partir en promenade dans la forêt‚ Petit Cube les suit à distance‚ pour ne pas déranger. Mais soudain la nuit tombe et les Tout Ronds s’affolent‚ roulant dans tous les sens. Petit Cube‚ lui‚ ne perd pas son calme.

 

 

 

“Bili-Bili” de Zhiyuan Chen – Mijade (2002)
Recueilli et élevé par une cane, Bili-Bili pense être un canard, comme ses frères et sœurs. Mais que se passera-t-il lorsqu’il apprendra qu’il est un méchant crocodile qui adore manger les canards ?

 

 

 

 

“Le monde à l’envers” de Mario Ramos – Pastel (2006)
Rémi n’était pas un souriceau comme les autres. Pour lui, le monde était à l’envers. Même ses parents avaient la tête en bas et les pieds en l’air…

 

 

 

 

 

“Le singe de Hartlepool” de Wilfrid Lupano et Jérémie Moreau – Delcourt (2012)
Inspirée d’une légende d’outre-Manche, cette histoire d’un singe accusé d’espionnage et de trahison est en réalité un conte doux amer sur la nature humaine et ses plus sombres penchants. Une histoire servie par de magnifiques illustrations et par un humour noir et cinglant absolument délicieux.
En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large de Hartlepool. Parmi les débris, un seul survivant: un chimpanzé, mascotte de l’équipage portant l’uniforme tricolore. Mais, dans ce petit village d’Angleterre, où personne n’a jamais vu de Français, l’animal correspond assez bien à l’idée qu’on se fait de l’ennemi. Aussitôt, le singe est traîné en justice, et accusé d’espionnage…

 

 

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