Suggestions du Club de lecture (novembre 2018)

Chères lectrices, chers lecteurs, voici les suggestions du Club de lecture pour le mois de novembre 2018:

DIEUDONNÉ, Adeline. La vraie vie (2018) – Prix Fnac
CLAUDEL, Philippe. Les âmes grises* (2003)
COLOMBANI, Laetitia. La tresse* (2017)
MARTIN-LUGAND, Agnès. J’ai toujours cette musique dans la tête (2017)
BENKIRANE, Souad. Les quatre saisons du citronnier (2014)
VAN CAUWELAERT, Didier. Un aller simple* (1994) – Prix Goncourt
RUFIN, Jean-Christophe. Katiba (2010)

* Disponible à Sésame


Site recommandé par les membres du Club de lecture :
http://www.babelio.com/

Prochain Club de lecture, le mardi 18 décembre 2018
Animation et contact : Véronique Camus – vroniquecamus@gmail.com
Plus d’infos sur www.mabiblio.be. Inscrivez-vous à notre newsletter sur www.1030culture.be.

N’hésitez pas à laisser un commentaire ou une critique à propos d’un des livres cités ci-avant.

Une réflexion au sujet de « Suggestions du Club de lecture (novembre 2018) »

  1. Les quatre saisons du citronnier – Souad Benkirane
    Le temps d’une semaine à Fès, prisonnière d’un vent de sable – le chergui dans la maison de sa petite fille, Morjane une vieille femme se souvient de sa vie… La petite M’barka a à peine six ans quand elle est enlevée et vendue par un cousin de sa famille à Chaidmi, un marchand d’esclaves. Elle retrouve quelques temps plus tard Hadda, qui a sept ans de plus et qui avait été mariée de force. Les deux petites se protègent l’une l’autre pour faire front à des changements de propriétaires qui se les revendent pour éteindre un dette ou pour devenir comme M’barka – devenue Morjane – une des concubines de son propriétaire dans un harem un mois après ses premières règles.
    Les quatre saisons du citronnier est un roman à deux voix ou plutôt à deux époques, le récit alterne la vie de Morjane une vieille femme qui séjourne chez sa petite fille et qui se remémore son enfance volée et la petite M’barka que l’on suit en ce début de vingtième siècle, une évocation de ce Maroc encore féodal où les filles et les femmes ne représentent qu’une valeur marchande ou reproductive, des petites filles que l’on arrache à leur famille, marchandisées au gré du marché et des besoins des hommes puissants qui les utilisent quand elles ne sont pas jolies, comme bonne à tout faire ou comme maîtresse dans leur sérail…un sérail où elles doivent cohabiter et surtout éviter les jalousies, les méchancetés, les ragots ou les médisances.
    En alternant les deux époques, Souad Benkirane réussit brillamment à évoquer à la fois la vie au Maroc au début du siècle et la vie moderne du Maroc contemporain.

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