Suggestions du Club de lecture (mars 2017)

Chères lectrices, chers lecteurs, voici les suggestions du Club de lecture pour le mois de MARS 2017:
PÉREZ-REVERTE, Arturo. Le tableau du maître flamand* (1993)
ALAMEDDINE, Rabih. Les vies de papier* (2016)
TORANIAN, Valérie. L’étrangère* (2015)
FAYE, Gaël. Petit pays* (2016)
JAUFFRET, Régis. Cannibales* (2016)
ALEXIEVITCH, Svetlana. La fin de l’homme rouge : ou le temps du désenchantement* (2013)
* Disponible à Sésame


Prochain Club de lecture le mardi 18 avril 2017

Animation et contact : Véronique Camus – vroniquecamus@gmail.com

N’hésitez pas à laisser un commentaire ou une critique à propos d’un des livres cités ci-avant.

Une réflexion au sujet de « Suggestions du Club de lecture (mars 2017) »

  1. L’étrangère – Valérie Toranian
    L’étrangère c’est le portrait, sur deux époques, d’une même femme Aravni, arménienne dont on fait la connaissance dans les années soixante-dix, au travers des yeux de sa petite fille, Valérie, qui relate son attachement mais aussi les moments de honte vis à vis de cette grand-mère qu’elle adore et à qui elle ressemble tellement, mais qui est trop grosse, trop expansive, trop tout… et puis il y a l’autre Aravni, dix-sept ans en 1915, tout juste mariée qui doit fuir avec sa mère sa soeur et sa marraine dans les convois organisés par les Turcs pour tout simplement les exterminer.
    C’est un très beau portrait que dresse Valérie Toranian , alternant avec beaucoup d’intelligence, les épisodes heureux, quelques fois drôles, souvent nostalgiques avec des moments beaucoup plus durs, liés à cet exode forcé qui n’a pour but que de laisser mourir le maximum d’arméniens sur les routes.
    Le style simple est simple et sans pathos, le regard touchant de Valérie Toranian pour sa grand-mère, sa découverte au fur et à mesure de ses questions sur les conditions de survie de sa grand-mère alors toute jeune et avec ce premier roman sont l’occasion de découvrir ou redécouvrir cet épisode tragique, un génocide non reconnu par la Turquie, qui reste pour les Arméniens comme une plaie béante.

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