COIN DES CURIEUX – La littérature africaine, une richesse trop souvent oubliée

A l’image du continent dans lequel elle se déploie, la littérature africaine est multiple et en mouvement. Méconnue, et souvent écrasée par les marchés anglophones et français, elle a pourtant tout d’une grande. Voici quelques nouveautés de la bibliothèque Mille et une pages.

 

Voici venir les rêveurs de Imbolo Mbue – Belfond

Jende Jonga quitte le Cameroun pour vivre son rêve américain. Embauché comme chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier de Manhattan, une complicité pleine de pudeur se noue entre les deux hommes. Mais Jende apprendra vite qu’en Amérique, il n’y a guère de place pour les rêveurs…
Un roman drôle et poignant, sur le choc des cultures, les désenchantements de l’exil et les mirages de l’intégration.

 

 

 

 

 

Tu ne perds rien pour attendre de Janis Otsiemi – Plon

Flic à Libreville, Jean-Marc a perdu sa mère et sa sœur dans un accident de la circulation alors qu’il avait douze ans. Tout en préparant sa froide vengeance sur le chauffard resté impuni, il nettoie les rues des voyous, violeurs, politiciens véreux et génocidaires rwandais qui y sont planqués…
Un excellent polar engagé dans lequel Libreville est un personnage à part entière.

 

 

 

La Sonate à Bridgetower (Sonata mulattica) de Emmanuel Dongala – Actes Sud

Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le très jeune violoniste prodige George Bridgetower, élève de Haydn, et son père, un Noir de la Barbade. Dans un vieux continent en pleine mutation, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
Ce récit d’apprentissage qui confronte intelligemment politique, art et sciences, nous offre un pan méconnu et passionnant de l’histoire de la musique et permet au lecteur d’envisager l’Histoire autrement.

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