Suggestions du Club de lecture (novembre 2016)

Chères lectrices, chers lecteurs, voici les suggestions du Club de lecture pour le mois de novembre 2016:BELLAMY, François-Xavier. Les déshérités, ou l’urgence de transmettre (2014) – Essai
ENDERS, Giulia. Le charme discret de l’intestin (2015)
BEAULIEU, Baptiste. Alors vous ne serez plus jamais triste (2015)
KAWAKAMI, Hiromi /TANIGUSHI, Jiro. Les années douces (2010) Roman graphique
BAUSCH, Richard. Salut à l’Amérique dans ses foyers et sur les mers (1999)
EL ASWANY, Alaa. Extrémisme religieux et dictature : les deux faces d’un malheur historique (2014)
METALIOUS, Grace. Peyton Place (1956)
MAKINE, Andreï. – Le testament français (1995) – Le pays du lieutenant Schreiber (2014)


Prochain Club de lecture le mardi 17 janvier 2017

Animation et contact : Véronique Camus – vroniquecamus@gmail.com

N’hésitez pas à laisser un commentaire ou une critique à propos d’un des livres cités ci-avant.

Une réflexion au sujet de « Suggestions du Club de lecture (novembre 2016) »

  1. Peyton Place – Grace Metalious
    Bienvenue à Peyton Place, cette petite ville américaine typique à la fin des années 30. On y fait la connaissance d’Allison une jeune fille au physique qu’elle pense un peu terne, plus intéressée par la lecture que la fréquentation de ses amies, sauf celle de Selena, une jeune fille déjà sensuelle, qui vit dans la partie misérable de la ville. Et enfin il y a Constance, mère d’Allison, qui se prétend veuve, mais qui n’a en fait jamais été mariée, Allison est donc une fille illégitime.
    Sur une dizaine d’année, le roman de Grace Metalious nous permet de faire connaissance et suivre le destin de ses trois personnages principaux, dans une petite ville qui, sous ses aspects proprets et bien comme il faut, va révéler les agissement et des situations dérangeantes, en contraste total avec la bienpensance affichée.

    Peyton Place, pour certains cela peut évoquer un feuilleton un peu mièvre, ……..mais s’attendre à ce style d’histoire dans ce roman serait une grave erreur.
    Paru en 1956, le roman a fait l’effet d’une bombe, et à juste titre, car il fait voler en éclat l’image parfaite que l’Amérique souhaitait afficher, une société blanche de classe moyenne, des filles destinées à être de parfaites épouses…au contraire le roman dénonce l’anathème qui pourrait être jeté sur la femme adultère, qui pour l’éviter, s’enferre dans des mensonges de plus en plus pesants, la collusion des notables – issus des vieilles familles installées de longue date – qui confondent la gestion des affaires de leur ville avec leurs propres affaires, la mise à l’écart des zoniers, les pauvres, parqués dans un quartier, que l’on ne souhaite pas trop améliorer de peur qu’il n’attire encore plus de pauvres, et surtout une approche directe et frontale de la sexualité, de l’inceste et de l’avortement, thèmes oh combien douloureux pour une Amérique puritaine qui préfère les enfouir et souffrir plutôt que les affronter.

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