C’est beau, c’est belge! Les éditions M.E.O

En 1994, Spomenka Džumhur crée l’asbl « Mode Est-Ouest » pour venir en aide aux réfugiés d’ex-Yougoslavie. Après la guerre, l’asbl commence à promouvoir la littérature belge contemporaine dans les pays issus de l’ex-Yougoslavie et entreprend la traduction en français d’œuvres d’écrivains bosniens et croates afin de les faire connaître dans la sphère francophone. En décembre 2007, l’Association décide de publier elle-même ses traductions et d’étoffer son catalogue avec des ouvrages d’écrivains francophones. Les éditions M.E.O. (Monde – Édition – Ouverture) avaient vu le jour.
Romans, nouvelles, poésie, récits de vie, les publications des éditions M.E.O ont en commun d’être profondément humaines et porteuses d’histoires fortes. Des œuvres originales et inédites qui traitent de sujets essentiels. Foncez! 

 

“La Vivaldi” de Serge Peker (2017)
Placée à la maison de retraite des Arpèges, une vieille dame vit d’infimes événements, cocasses ou pathétiques, mais tous aussi intenses. Elle a laissé son nom à la porte de cet établissement et pris celui de la chambre qu’elle occupe, devenant ainsi pour tous et pour elle-même « la Vivaldi ». Au fil de multiples sensations ou de situations incongrues, elle interpelle le « tu » de sa jeunesse revisitée par fragments. Du « je » de son vécu aux Arpèges au « tu » de son enfance dans le quartier de Belleville et de la jeune fille juive réfugiée en zone libre, la Vivaldi traverse un espace-temps créé par le seul cheminement de son monologue intérieur…

 

 

“Un été immobile” de Claude Donnay (2018)
Chaque matin, sur une plage déserte en bordure d’Ambleteuse, Amelle vient nager.
Et au risque de passer pour un voyeur, Jésus-Noël, «l’homme orange, l’homme safran, l’homme soleil», l’observe au lieu d’écrire ces articles et ce livre pour lesquels il a pris pension chez Mireille, la cuisinière-bibliothécaire.
Jusqu’au jour où Amelle disparaît, léguant à l’inconnu le journal intime de sa mère, dont chaque page est comme un caillou blanc de petit Poucet pour l’inciter à retrouver sa trace.
Une quête dans laquelle Jésus-Noël s’embarque en compagnie de Mireille pour tenter d’arracher l’objet de sa fascination au diabolique docteur Eli.

 

 

“Je ne suis pas raciste, mais …” de Malika Madi (2012)
Comment des jeunes perçoivent-ils aujourd’hui l’immigration, la diversité culturelle et en particulier l’islam et les musulmans ?
Entre janvier et juin 2006, Malika Madi a parcouru les écoles secondaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles et animé une centaine de rencontres en classe dans le cadre du projet “Écrivain à l’école”. Chacune de ces rencontres fut pour elle l’occasion d’ouvrir le dialogue avec des élèves de 4e, 5e et 6e secondaires sur la question de l’altérité et des thèmes qui s’y rapportent comme l’immigration, la diversité culturelle, l’islam, etc.
Grâce à l’appui et l’engagement des enseignants, chaque visite fut précédée d’une séance au cours de laquelle les élèves furent amenés à rédiger librement un texte sur leur perception de l’Autre. Tous ces témoignages ont ensuite été soigneusement rassemblés par Malika Madi et ont servi de point de départ, tout autant que de matière première, à la rédaction du présent ouvrage.
Cet ouvrage est une réédition, l’édition originale (Luc Pire) n’étant plus disponible.

 

 

“La Mendiante” de Drazen Katunaric (2012)
Sous l’emprise d’un œil halluciné, Franjo, atteint d’une schizophrénie décompensée lors de la guerre d’Indépendance de la Croatie, cherche désespérément, par les rues de Zagreb envahies de miséreux, « la mendiante » en laquelle il croit reconnaître la femme tant aimée, pianiste de renom à laquelle l’unissait une commune passion pour la musique et particulièrement Chopin, mais qui a dû le quitter pour fuir sa violence.
Une inversion contemporaine du mythe d’Orphée, où la femme est la musicienne, précipitée en enfer par celui-là même qui s’imagine vouloir l’en arracher.

 

 

 

“Dans le parc” de Daniel Simon (2011)
Dans le parc des gens marchent sur des sentiers décomposés et lèvent les yeux vers les arbres qui se détournent de la nuit que chacun tente de chasser en poussant ses enfants devant soi. Des canards flottent lentement sur l’eau verte qui se ferme sur des plis impeccables. Ils vont le bec ouvert dans la fange qui les porte et plongent le cou jusqu’à la belle indifférence des matières. Ces traces qu’ils emmêlent en de rares sillages n’existent que pour nous qui passons comme des rêves de futurs si vite enfermés dans un présent qui folâtre sur le bord d’un étang.

 

 

 

“La ville dans le miroir : nocturne familial” de Mirko Kovac (2010)
La “ville dans le miroir”, c’est Dubrovnik, la prestigieuse, qui, dans son enfance, exerçait sur l’écrivain une fascination quasi mystique, mais aussi l’ogresse qui, régulièrement, « grâce à quelque sorcellerie, capturait et séquestrait » son père, commerçant pauvre, bohème et philosophe, quand mère et enfant s’alliaient pour survivre.

 

 

 

 

 

“Miteux et magnifiques : romanouvelles” d’Evelyne Wilwerth (2014)
Les rives du canal, aux confins de Bruxelles. Pyramides de vieux trams, bagnoles, ferraille ; les fosses de la déchetterie ; toute cette laideur, qui parfois se mue en beauté…
Comme ces personnages, miteux ou magnifiques, magnifiques et miteux. Car les destins culbutent. Ou décollent. En un rien de temps. Nous croisons et recroisons Bilal, Marlène, Amsalu, Bérengère, Raphaël, Gina, le pêcheur, la vagabonde…
Fragments de vie enchevêtrés, qui font battre le coeur de ce lieu improbable et confèrent à ces 24 nouvelles denses, nerveuses, vertigineuses, une dimension de roman éclaté.

 

 

 

 

“La mémoire blanche” de Pierre Coran (2017)
Qui a assassiné la Chouette ? Pierre est arrêté, incarcéré. Est-il le meurtrier de la vieille antiquaire ? Il l’ignore. Depuis sa sortie du centre de rééducation, Pierre boit, et quand il a trop bu, comme ce soir-là, vient l’oubli total, la mémoire blanche.

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