Prix Gros sel du public (éditeurs indépendants) : attribution le 1er décembre. Les votes sont ouverts jusqu’au 30 novembre 2010 sur le site du prix : http://www.prixgrossel.com.
À la bibliothèque Romain Rolland, rencontre d’auteur : Claire Pahaut.
Claire Pahaut présentera le récit de vie de Nina Erauw et sa publication, dans Les Carnets de la mémoire, « Nina Erauw. Je suis une femme libre (1917-2008) ». Cette publication est à votre disposition à la bibliothèque Romain Rolland.
Cette rencontre a lieu dans le cadre de la cérémonie « Evere, territoire de la mémoire » et des expositions « Triangle Rouge » et « Passeurs de Mémoire » (dans l’espace Delahaut).
L’Atelier d’Illustration est un lieu de création conviviale rassemblant des passionnés de l’image, de l’écriture et de la narration, proposé par Dominique Maes, écrivain et illustrateur.
Structuré en plusieurs cours, l’Atelier d’Illustration ouvre à la réalité de l’illustration contemporaine (dessin de presse, affiche, illustrations de livres pour les enfants ou les adultes, etc.). Basé sur la mise en évidence d’un langage de l’image, il comporte le travail du personnage, la mise en scène, le cadrage, la fonction narrative de la couleur. Au final, les cours conduisent à la création d’histoires par l’image (séquences narratives, étude des structures du récit, etc.), à la réalisation d’illustrations par rapport à un texte, au rapport subtil du texte et de l’image (intégration de l’un dans l’autre, jeux de redondance, de complémentarité, d’opposition, etc.) et à l’écriture de textes narratifs.
Informations pratiques : Quand ? L’Atelier d’Illustration a lieu tous les quinze jours (selon un calendrier précisé en début d’année), le samedi après-midi de 14h à 17h. Où ? Bibliothèque Sésame – Boulevard Lambermont, 200 – 1030 Schaerbeek
Jean Baudet est philosophe et docteur en sciences de l’université de Paris VI. Il a publié une impressionnante série de livres sur l’histoire des technologies, des industries et des sciences (mathématiques, physique, biologie moléculaire, médecine).
Le présent ouvrage est un remarquable travail de vulgarisation : clair, pédagogique, humoristique à l’occasion, captivant du début à la fin. La grande érudition de l’auteur n’a rien de pesant : elle incite à la réflexion méthodologique.
En présentant vingt-six erreurs commises par des chercheurs qui, tous, se voulaient rigoureux, J. Baudet montre comment des scientifiques célèbres se trompent et comment d’autres scientifiques parviennent à les corriger, de sorte que le savoir scientifique, en fin de compte, s’avère cumulatif. Tout en relativisant la « vérité » de la science, il suscite l’enthousiasme pour la démarche scientifique.
Son livre n’est pas sans rappeler La formation de l’esprit scientifique de Gaston Bachelard (Vrin, 1947), mais sa présentation est nettement plus simple. L’ouvrage de Bachelard s’adressait à des universitaires préoccupés d’épistémologie, le sien s’adresse au grand public, y compris les grands adolescents.
Partant, avec Thalès et Empédocle, des débuts de la pensée scientifique, en Grèce, au Ve siècle avant notre ère, J. Baudet évoque Hippocrate, Platon et les alchimistes, pour ensuite rendre un vibrant hommage au génie de Copernic, qui a cependant fait l’erreur de croire que les planètes se déplacent de façon circulaire. Sont ensuite présentées, selon un ordre historique, les tentatives de transfusions sanguines ignorantes des groupes sanguins, l’explication erronée de Descartes pour la rotation des planètes, le développement de la croyance aux Martiens, la théorie de la génération spontanée, les rayons N de Blondlot, la radium-mania du début du XXe siècle, le soi-disant chaînon manquant découvert à Piltdown en 1912, l’affirmation d’Einstein — le plus grand savant de tous les temps — que l’Univers est stable et éternel (Einstein finira par dire que ce fut la plus grosse erreur de sa vie), la pratique des lobotomies, les errances agronomiques de Mitchourine et Lyssenko, les débats compliqués et passionnels sur l’inégalité des intelligences, les expériences sur la mémoire de l’eau et l’homéopathie. L’ouvrage se termine sur des réflexions concernant les penseurs post-modernes qui promeuvent un néo-obscurantisme.
Jacques Van Rillaer – Professeur de psychologie à l’UCL
Références :
Jean C. Baudet. Curieuses histoires de la science : quand les chercheurs se trompent. Waterloo : Jourdan, 2010
Anne Herbauts, née à Uccle en 1975 et au cursus très varié (cours du soir en gravure et dessin à l’académie des Arts de Woluwé-Saint-Pierre, études supérieures à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, formations en écriture et en infographie), a déjà publié une trentaine d’ouvrages dont le dernier en date, La galette et la Grande ours, fait partie de la sélection du prix Versele 2011. Son talent a déjà été récompensé par de nombreux prix.
Elle refuse de se laisser enfermer dans une catégorie et multiplie ainsi les supports : albums, BD, films d’animation… L’interaction entre le texte et l’image se retrouve à travers son œuvre, ce qui explique qu’elle est le plus souvent l’auteur des livres qu’elle illustre. Chaque élément a son importance et le symbolisme poétique est omniprésent. Anne Herbauts essaye toujours de représenter l’indéfinissable : c’est le cas avec la notion de temps dans Lundi et Que fait la lune la nuit ?, de silence dans Silencio. Le travail de cette artiste relève du style caricatural : les couleurs employées ainsi que la recherche en ce qui concerne le tracé sont significatifs. Enfin, ses albums peuvent être lus selon différents niveaux de lecture.
Pour prolonger cette présentation, voici une interview (10/2009) d’Anne Herbauts dans laquelle elle présente également son album Les moindres petites choses :
Sophie – Bibliothécaire
Références :
Liste des albums d’Anne Herbauts dans les bibliothèques de Schaerbeek-Evere sur notre catalogue.
Dans la matinée du lundi 22 novembre 2010, la Princesse Mathilde lancera la Semaine de la lecture à voix haute à la Maison ABC à Schaerbeek, annonce un communiqué du Palais.
Elle lira à voix haute des histoires devant une classe d’enfants de deuxième primaire, en présence de leurs parents. La Princesse Mathilde attache une grande importance à la lecture à voix haute, surtout pour des enfants qui connaissent un retard linguistique. (Belga)
Cela fait quelques années que la bibliothèque Sésame est abonnée aux – pour les initiés – « Inrocks ».
Le temps des pionniers qui avaient lancé en 1986 un trimestriel ayant pour objectif d’aller à la rencontre de leurs héros Rock et de faire découvrir certains artistes d’une scène anglaise méconnue du grand public francophone, est déjà loin. Tout comme le premier mode de diffusion de la revue : pas de libraires traditionnels, mais via les associations culturelles et les disquaires. Cela fait déjà quelque temps aussi que la publication est devenue mensuelle (1992) puis hebdomadaire (1995), date à laquelle « les Inrocks » devient un magazine culturel dans le sens large du terme (musique, littérature, cinéma, télé, etc.).
Le 14 septembre 2010, les Inrockuptibles ont lancé leur nouvelle formule, transformant leur revue en un hebdomadaire généraliste, politique, social et culturel avec l’esprit « rock », le but étant d’élargir son lectorat. Cette stratégie repose sur un constat simple : les trentenaires ne lisent plus les hebdomadaires traditionnels (Le Point, Le Nouvel Observateur, etc.), il y a donc une opportunité à saisir. Verdict dans quelques mois (diffusion actuelle : 36000 exemplaires à comparer par exemple au Nouvel Observateur : 502000 exemplaires).
Présentation officielle du projet éditorial du magazine à l’occasion de la nouvelle mouture des Inrocks (09/2010) :
Denis – Bibliothécaire
Références :
Vous trouverez cette revue dans les bibliothèques Sésame (Schaerbeek) et Romain Rolland (Evere) dans l’espace périodique. Vous pouvez consulter le catalogue pour voir les numéros disponibles.