Le club des incorrigibles optimistes est un roman qui parle de l’exil, de l’immigration, du communisme, de parties de baby-foot, d’échecs, d’amour et d’amitié.
Le récit commence par l’enterrement de Jean-Paul Sartre ; c’est à cette occasion que Michel Marini revoit un membre du club des incorrigibles optimistes.
Michel Marini, adolescent de 12 ans, est un fervent joueur de baby-foot et fréquente le bistrot Balto dans lequel, dans une arrière-salle, se réunissent les joueurs d’échecs ; ces joueurs sont en majorité tous échappés des pays de l’Est. Sartre et Kessel y jouent aussi et les aident financièrement pour leurs fins de mois.
Au fil des pages, on découvre l’histoire de chacun et leur lutte quotidienne pour rester optimistes.
Et pour son premier roman, Jean-Michel Guenassia est l’élu de la jeunesse et obtient le prix Goncourt des lycéens 2009.
Voici une interview (août 2009) de Jean-Michel Guenassia sur son roman par les éditions Albin Michel :
Jacqueline – Bibliothécaire
Références
Jean-Michel Guenassia. Le club des incorrigibles optimistes. Paris : Albin Michel, 2009
Vous trouverez ce roman dans les bibliothèques de Schaerbeek-Evere à la cote 84-3 GUE.
Dès samedi, vous découvrirez à la bibliothèque Sésame un nouveau comptoir de prêt. Il a été pensé à partir des remarques des bibliothécaires qui y travaillent au quotidien. Il sera plus grand, plus ergonomique, plus confortable pour les bibliothécaires et pour les usagers. Une grande armoire de rangement permettra également de cacher tous les objets qui traînent et sont un peu disgracieux.
Ainsi, mercredi 15 et jeudi 16 décembre, un comptoir de prêt provisoire sera installé à Sésame.
Avec dix numéros par an et éditée par Inter-Environnement Bruxelles (IEB), Bruxelles en mouvements explique les enjeux dans tous les domaines qui touchent au cadre de vie en ville : que ce soient les permis d’urbanisme et d’environnement, les propositions en matières de déplacements, la problématique des déchets, la lutte contre les nuisances sonores, les pollutions, la réflexion sur les logements et le patrimoine culturel.
Chaque numéro de Bruxelles en mouvements propose un dossier d’environ une quinzaine de pages sur un sujet d’actualité à Bruxelles : les sans-papiers à Bruxelles (n° 234), les Villo (n° 236), les tags et l’art urbain (n° 239), etc.
Tous les numéros de la revue sont archivés depuis novembre 2004 sur le site de l’IEB et peuvent être consultés librement.
Linda – Bibliothécaire
Références :
Vous trouverez cette revue dans toutes les bibliothèques de Schaerbeek-Evere dans l’espace périodique. Vous pouvez consulter le catalogue pour voir les numéros disponibles.
Les éditions Tallandier ont publié les Mémoires de Goebbels (2005-2009), récemment reconstitués dans leur intégralité, et divisés en quatre volumes. Ils sont déjà connus depuis leur édition presque intégrale en allemand (1993). Très copieux, bien qu’encore parcellaires, le ton est d’abord celui du journal intime puis, dès que l’homme devient public, celui de la propagande. Remanié, il fut d’ailleurs publié en Allemagne dès 1936, et devint rapidement un bestseller.
Toutefois, en dehors de la vie privée du ministre de la propagande, les grandes lignes en sont déjà connues ou soupçonnées, notamment par le témoignage d’Albert Speer. Ces 2 récits nous font entrer en plein cœur du mécanisme décisionnel de Hitler, mais divergent en plusieurs points. Aux éphémérides de Goebbels répond la synthèse de Speer. Et, si celui-ci médite rétrospectivement les atrocités et la chute du régime qu’il a servi, Goebbels reste fidèle au triomphalisme jusqu’en ses dernières pages. En effet, selon les chimères de Hitler et les impératifs de la propagande, il ne remet jamais la victoire finale en question (quoique Speer nous le dévoile moins confiant). Dans le même ordre d’idée, même si Speer confesse n’avoir jamais échappé au charisme de Hitler, sa tentative d’assassinat témoigne d’un scepticisme que n’éprouva (ou n’exprima) jamais Goebbels, parfait larbin. Le fanatisme du ministre de la propagande ne cessa d’ailleurs jamais de nourrir et d’irradier sa haine contre les Juifs et sa foi en la légitimité du nazisme le plus radical.
L’intérêt de son témoignage réside surtout dans le suivi de l’élaboration d’une propagande que seuls les Soviétiques égalaient – d’où, entre autres, la fascination paradoxale qu’exerça Staline sur lui et sur Hitler. Procédés cinématographiques, dont la remarquable production de Lena Riefenstahl, diffusion radiophonique, télévision : il promut et eut recours aux technologies médiatiques de pointe. À quoi il faut ajouter la censure, les mises en scène grandiloquentes des congrès, et la fidèle assimilation de la gestuelle oratoire de Hitler.
Assez onéreuse et trop copieuse pour le grand public, déjà exploitée par les historiens: on s’interroge sur le public visé par cette publication. Restent les scientifiques francophones que l’allemand rebute, et les amateurs qui jouiront d’un appareil critique de haut niveau. En outre, la lecture d’extraits épars suffira à susciter la consternation face à l’indéfectibilité de l’enthousiasme de son auteur, à sa rhétorique enflammée. Toutefois, je recommanderais plutôt le témoignage de Speer, plus synthétique et plus objectif, au lecteur curieux de cette époque.
Damien – Bibliothécaire
Références :
Goebbels, Joseph. Journal, vol. 1-4. Paris : Tallandier, 2005-2009
Vous trouverez ces documentaires dans la bibliothèque 1001 p. à la cote 92 GOE.
Dans la foulée de la parution de la biographie de Heinrich Himmler par Peter Longeric (Éd. Héloïse d’Ormesson) et du Journal de Goebbels (Tallandier), Hachette Pluriel Reference réédite Au cœur du 3ème Reich d’Albert Speer. Cette dernière autobiographie fut éditée en allemand en 1969, et traduite en français en 1971, toujours chez Tallandier.
Malgré le procès de mauvaise foi adressé contre ces mémoires, on y (re)découvre la mégalomanie des projets architecturaux du Reich, la vie quotidienne de Hitler, et une vision plus nuancée des arcanes du pouvoir nazi. Voilà qui s’oppose à la vision d’un régime laborieux et bien organisé : Hitler s’y montre radotant et peut-être paresseux, son entourage se perd dans des intrigues de cour, les décisions ne reposent que sur la capacité de ruse et de séduction de ses sbires, ses prétentions de stratège militaire et ses ingérences dans la conduite de la guerre ont précipité l’effondrement de son armée, etc. On y mesure également l’influence du sinistre Martin Bormann, véritable éminence grise du régime. Mais le plus percutant est peut-être la folie et la monomanie qui s’emparèrent définitivement de Hitler entre fin 1943 et 1945, quand la chute du Reich devenait inéluctable.
Mais, si ces thèmes sont abordés avec l’objectivité d’un intellectuel repentant, la critique à regretté l’évitement de la question juive et de sa propre implication dans le régime – qui du reste lui valut 20 ans d’internement. Bien que ne niant pas avoir possédé tous les indices nécessaires à reconstituer la réalité, il déclare avoir omis le questionnement moral au nom de l’efficience du régime. Et c’est bien vers cela que tend tout son journal : une mise en garde contre la technocratie aveugle. Sujet bien d’actualité…
Damien – Bibliothécaire
Références : Albert Speer. Au cœur du Troisième Reich. Paris : Pluriel, 2010
Vous trouverez ce documentaire dans la réserve de la bibliothèque Thomas Owen à la cote 943″40/45″ SPE (s’adresser au bibliothécaire).
Frères d’armes raconte l’histoire d’une compagnie de parachutistes américains durant la Seconde Guerre mondiale et retrace le parcours de ces hommes appartenant à la compagnie E du 506e régiment d’infanterie parachutiste de la 101e division aéroportée durant toute la campagne Européenne des forces alliées.
Nous suivons la progression de cette compagnie depuis son instruction à Camp Toccoa aux États-Unis, en passant par le débarquement de Normandie en France, l’opération Market Garden aux Pays-Bas, la bataille des Ardennes à Bastogne et enfin la prise du nid d’aigle d’Hitler à Berchtesgaden dans les Alpes bavaroises.
La particularité de ce livre est d’avoir été écrit à partir des témoignages de plusieurs vétérans encore en vie. On y découvre le quotidien de ces hommes confrontés à la violence des combats et à la guerre dans toute son horreur. La fin du livre révèle également l’après-guerre et le retour à la vie civile.
Historien spécialiste de la seconde guerre mondiale, l’auteur a dépouillé une masse impressionnante d’archives et rencontré les survivants pour écrire, le récit de cette incroyable aventure.
Une série télévisée réalisée par Tom Hanks et Steven Spielberg a été tirée de ce livre. Particulièrement réussie l’adaptation télévisée de Frères d’armes est d’un réalisme époustouflant et respecte bien la trame du livre. Elle a également été réalisée avec l’aide des vétérans de la Easy Company dont voici un mini-documentaire :
Tony – Bibliothécaire
Références :
Stephen E. Ambrose. Frères d’armes : compagnie E, 506e régiment d’infanterie parachutiste, 101e division aéroportée : du débarquement en Normandie au nid d’aigle de Hitler. Paris : Albin Michel, 2002
Vous trouverez ce documentaire dans les bibliothèques Sésame et Thomas Owen à la cote 940″40/45″ AMB.