Archives pour 2008

fritz1.jpgLa bibliothèque Mille et une pages présente ce mois de novembre des originaux tirés de la bande dessinée Fritz Haber, écrite et réalisée par David Vandermeulen. Projet singulier de par sa pagination hors du commun (800 pages, cinq volumes en cours de publication aux éditions Delcourt), cette biographie historique se penche plus particulièrement sur la question de l’identité et retrace la vie du chimiste juif allemand Fritz Haber, tour à tour bienfaiteur de l’Humanité et couronné par un prix Nobel de chimie, mais aussi père de la guerre chimique moderne, en expérimentant les premiers gaz de combat à Ypres.Le Bruxellois David Vandermeulen compte déjà plus d’une quinzaine de bandes dessinées à sa bibliographie. Scénariste et dessinateur, son projet Fritz Haber est certainement sonchantier le plus important à ce jour. Très chaleureusement accueillie par la presse et la profession (nominée meilleur album de l’année 2005 au festival d’Angoulême), la série Fritz Haber s’est fait remarquer par la rigueur historique de son propos mais aussi par une technique aquarellée originale, à base d’écolines et d’eau de Javel, qui rend des effets qui rappellent mystérieusement la photographie du XIXe siècle et le cinéma des années 1920.

http://www.editions-delcourt.fr/fritzhaber/
http://fritz-haber.over-blog.com/

Expo du 18 novembre 2008 au 20 janvier 2009.

Vernissage le mardi 18 novembre 19h00à la Bibliothèque Mille et une pages, Place de la Reine, 1-1030 Schaerbeek

Info : Benjamin Van Loock – 02/240.32.80

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logo_fureur2006_grd.gifDu 12 au 16 novembre 2008.

Partout en Communauté française vous seront proposés des textes illustrant le thème : Révolutions. Révolution ou évolution d’un rêve ? Plus d’infos et programme des animations du le site : www.fureurdelire.be

Les membres du Club de lecture des bibliothèques de Schaerbeek vous présenteront leur sélection lors de la nocturne du merccredi 12 novembre à 20h à la bibliothèque Helmet – Chaussée de Helmet, 272 -1030 Schaerbeek. Infos : Véronique Camus – 02/242.68.68

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200_HeleneBerr.jpgHélène Berr « Journal 1942-1944  »
Suivi de « Hélène Berr une vie confisquée » par Mariette Job
Tallandier 2008

Hélène Berr est parisienne, elle a 21 ans, son bac et une licence de lettres. Elle est bilingue, lit Shakespeare dans le texte et prépare une thèse de doctorat sur « L’interprétation de l’histoire romaine dans Shakespeare »  Elle est belle, vit dans un milieu aisé, se demande si elle n’est pas amoureuse…. « Sur le boulevard St Michel plein de soleil et inondé de monde ». Imprégnée de la poésie et de la littérature anglaise, elle serait sans doute devenue une écrivaine  pleine de délicatesse. Mais Hélène est juive. Sa jeunesse, sa beauté sa fraîcheur ignorent  la barbarie de son temps et le mal absolu qui l’attend. Troublée par son époque, elle commence à écrire sont journal en avril 1942 : « Pour ne pas oublier ».

Elle y consigne les évènements  de sa vie quotidienne, les premières vexations dont elle est l’objet, son effroi devant l’étoile jaune qu’elle fini par porter pour « éprouver mon courage », l’abîme infranchissable qui s’ouvre en elle le jour ou son père est arrêté par la Gestapo.
Elle interrompt son journal le 28 novembre 1942. Les déportations et les souffrances existent toujours mais, dit–elle, « les raisons d’espérer sont immenses »….
Elle reprend son journal le 25 août 1943 parce qu’elle est convaincue «  qu’il faut qu’elle écrive la réalité, toute la réalité des choses tragiques que nous vivons en leurs donnant toute leur gravité nue, sans la déformation des mots ». Audacieuse au point de défier l’impossible, elle  se fait  un devoir à d’écrire. car « il faut que les autres sachent ». C’est le seul devoir qu’elle peut s’attribuer. Cette deuxième partie de son journal est animée par le désir de laisser une trace écrite : de l’histoire  dont elle anticipe la fin sans pourvoir la dire. Pour expliquer, pour s’expliquer ce qui lui arrive, elle va mobiliser tout son savoir littéraire,  espérant y trouver là, le sens de quelque chose qui résiste à toute signification, à toute compréhension.L’acte d’écriture d’Hélène Berr est très proche de ce qu’évoque Jorge Semprun, écrivain rescapé de Buchenwald dans son texte « L’écriture ou la vie »1.  On ne peut exorciser la mort par l’écriture car écrire renvoi à la mort. En novembre 1943, Hélène a compris. Elle signe son projet d’écriture par ces mots : « La seule expérience de l’immortalité de l’âme que nous puissions avoir avec sûreté, c’est cette immortalité qui consiste en la persistance du souvenir des morts parmi les vivants » Hélène Berr est arrêtée le 8 mars 1944. Elle meurt au camp de Bergen-Belsen en avril 1945, elle a 24 ans.

Louvet André
Le 11 octobre 08


Semprun Jorge « L’écriture ou la vie » Gallimard 1994
Cinquante ans durant ce manuscrit n’a existé que comme un douloureux trésor familial. Transmis en 2002, au Mémorial de la Shoah par un membre de sa famille, le Journal  d’Hélène Berr est devenu un texte mythique.

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Photographies et entretiens de Francine D’Hulst

Sans titre.JPGDans le prolongement d’un travail photographique sur l’immigration initié il y a plus de vingt ans, Francine D’Hulst a réalisé des portraits de femmes qui fréquentent les cours d’alphabétisation et de français/langue étrangère. Elle les a rencontrées individuellement et, petit à petit, grâce à leur parole, se sont élaborés des récits de vie, traces de leur mémoire à la fois personnelle mais aussi collective et universelle.

Exposition du 21/10 au 11/12/2008 à La Salle du Musée de l’Hôtel de Ville de Schaerbeek
Lu – Ma – Me : 11h-13h/ Je 9h-19h
Vernissage le 21/10 à 19h

Pour plus d’information, cliquez ici

Christiane Van Den Spiegel,
Chée de Helmet, 272 – 1030 Schaerbeek – 02/242.68.68
cvandenspiegel@schaerbeek.irisnet.be

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lecture.jpgDifficile une fois de plus de s’y retrouver entre tous les livres publiés ! Il est néanmoins possible de se frayer un chemin en observant les livres sélectionnés par les maisons d’édition pour leurs prix littéraires. Les prix seront attribués début novembre 2008.

Pour vous aider, voici deux sites :
- http://www.prix-litteraires.net
- http://www.fnac.com/livres.asp

Le premier est assez complet sur l’actualité des prix littéraires : liste des prix littéraires, sélections respectives, tableau récapitulatif, calendrier, articles, commentaires, etc.
Quant au site de la Fnac, il offre en prime la possibilité de visionner les premières de couverture (onglet « Les sélections des prix littéraires 2008»).

Nous nous basons sur ces listes pour nos prochains achats. N’hésitez pas à nous communiquer vos attentes, vos appréciations après lecture ou vos coups de cœur !

Le calendrier des prix littéraires
- Grand prix du roman de l’Académie française, 30 octobre
- Femina, 3 novembre
- Médicis, 5 novembre
- Goncourt, 10 novembre
- Renaudot, 10 novembre
- Interallié, 18 novembre

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club de lecture.jpgProchaine réunion du club de lecture :

le mardi 7 octobre 2008 à 20h00

Bienvenue à tous !

Infos : Bibliothèque Helmet au 02/242.68.68

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En ce mois de mars, Fête de l’Internet, le blog accueille et accueillera des podcasts de textes lus par les auteurs (ou par Daniel Simon, animateur de cet atelier) et écrits dans le cadre de l’Atelier d’écriture de récits, contes et nouvelles de Schaerbeek (Bibliothèque Mille et une pages)…

(Christian Van Tuijcom, Françoise Nicaise, Rolande Denis, Bernard Gilon, André Van Reusel, Françoise Chaidron, Line Eekman, etc.)

Introduction de Daniel Simon :
accueil auditeurs.mp3

Bernard Gilon :
BernardGilon.mp3

André Van Reusel :
AndrévanReusel.mp3

Line Eekman :
LineEekman.mp3

Christian Van Tuijcom :
ChristianVanTuijcom.mp3

Françoise Nicaise :
FrançoiseNicaise.mp3

Françoise Chaidron :
FrançoiseChaidron.mp3

Rolande Denis :
RolandeDenis.mp3

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oracle2.jpgLe roman de Frédéric Lenoir, « L’Oracle della Luna » nous transporte dans l’Italie du seizième siècle. Des paysans s’en prennent à une jeune femme rousse qui exerce pour vivre le métier de guérisseuse. Mais des morts inexpliquées sont survenues au village et la guérisseuse est devenue sorcière pour les villageois, qui veulent la capturer et la faire condamner au bûcher. Elle parvient à s’enfuir mais dans sa cabane on découvre le corps nu d’un homme inconscient. Il sera amené au couvent voisin où il est soigné et dont le père abbé doit décider de son sort. Il raconte son histoire. Il s’appelle Giovanni Tratore et est le fils d’un paysan . Il est originaire d’ un petit village de Calabre, où, en 1533, un navire vénitien a fait escale pour réparer les avaries causées par les corsaires. L’embarcation ramène à Venise la sœur du Doge et sa petite fille, Elena. Giovanni l’aperçoit et en tombe amoureux. Et les péripéties commencent.

Elles seront nombreuses et mèneront Giovanni à Venise, au mont Athos, à Alger, à Jérusalem, à Chypre. Il y fera de nombreuses rencontres, de bonnes et de moins bonnes, mais il va s’instruire tout au long de ses pérégrinations. Il retrouvera Elena, la perdra à nouveau….

Ce livre m’a plu par l’évocation de la période de la Renaissance et des savoirs de l’époque, de ses croyances aussi. Et aussi par la multiplicité des situations et des mœurs évoquées. Des monastères bénédictins à ceux , orthodoxes , du Mont Athos. Des nobles vénitiens aux pachas d’Alger et aux juifs étudiant la Kabbale. Tout au long de l’histoire, il y a un suspense car il y a une intrigue, une menace sur la vie de Giovanni qui le force à faire certains de ces voyages…

Le livre est très agréable à lire, même si, par la force des choses, il comprend beaucoup de descriptions, tant des paysages rencontrés que des idées et connaissances de l’époque. L’auteur l’a rédigé dans un style direct, clair, fait de phrases courtes. C’est bien un livre d’aujourd’hui, alors qu’il traite du passé. Un livre à recommander à qui aime l’histoire.

Denise Marshall
2 septembre 2008

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Avec le soutien de la Commission communautaire française

Visitez aussi le site du Service Culture - Bibliothèques de Schaerbeek www.culture1030ecoles.be